les bons réflexes pour de bons yeux

Quand et pourquoi utiliser le shifting

Le procédé du “shifting” (vision analytique) est malheureusement impossible à appliquer à toutes les classes d’objets.

Il est facile de le pratiquer sur des objets petits, à contours nets et très familiers tels que les lettres et chiffres.

Mais si l’objet est grand, peu familier, en mouvement, ou de contours indéterminés,

le procédé est alors impraticable, pour la simple raison qu’il n’existe pas de limites clairement définies, de points de repère nets, entre lesquels on puisse opérer les changements répétés du regard.





Et même si ces limites existent, la surface couverte par les yeux dans leurs petits mouvements restera si exiguë

en comparaison de la surface totale de l’objet

qu’une notion plus exacte de cette petite surface ne nous fera pas mieux connaître l’objet entier.





Par conséquent, en cas d’objets de grandes dimensions, indéterminés et non familiers,

la meilleure technique du regard reste le regard rapide, analytique, sans répétition rythmée.

L’efficacité de ce regard analytique peut être renforcée en comptant les divers traits saillants de ces objets,

N’essayez pas d’en dresser la liste exacte !

Ce qui importe n’est pas de connaître leur nombre réel, mais que l’attention en découvre un grand nombre et les observe.

Ainsi, comptez-en seulement trois ou quatre, puis glissez sur les autres et supposez leur nombre total,

sans vous soucier qu’il soit juste ou faux.





Votre but est de voir avec plus de précision

et il sera atteint si, sous le prétexte de compter,

les yeux et l’attention sont stimulés dans leurs rapides et petits changements de direction,

 dans leurs actes successifs de fixation centrale.





Conscience de la fixation centrale

Cet exercice permet de prendre pleinement conscience du fait que nous ne voyons très bien qu’une petite partie de l’objet regardé.





Exercice n°1

Phase n°1 :

Tenez l’index de chaque main relevé à cinquante centimètres environ en face de votre visage,

avec une distance entre eux de quarante-cinq centimètres environ.

Regardez d’abord l’index droit

Vous le verrez plus distinctement que le gauche qui est aperçu à l’extrême bord du champ visuel.





Tournez la tête et fixez l’index gauche que vous verrez aussitôt plus distinctement que le droit.

Prenez le temps de constater ce fait

Phase n°2 :

Maintenant, rapprochez les index tout près l’un de l’autre.

Regardez de l’un à l’autre lorsqu’ils sont écartés de 30cm,

puis de 15cm,

puis de 7 à 8cm,

puis de 2 à 3cm

et enfin lorsqu’ils sont contigus.





Dans tous ces cas, l’index fixé et objet de l’attention sera vu plus distinctement que l’autre.





Exercice n°2

Répétez le même procédé sur un caractère imprimé,

disons sur un grand E d’un titre de journal.





Fixez d’abord la barre supérieure du E

en remarquant qu’elle apparaît plus précise et plus noire que les deux autres barres du E

puis portez votre attention sur la barre inférieure en observant qu’elle est la plus noire des trois.





Faites de même avec la barre du milieu.





Choisissez ensuite un E plus petit sur la page du journal et répétez l’exercice.





Conscience

Si les yeux et l’esprit ont réellement perdu leur mauvaise habitude de regarder fixement,

Vous constaterez que même avec une petite lettre

vous percevrez avec plus de netteté la barre sur laquelle vous portez votre attention que les deux autres.





Vous arriverez ainsi à distinguer nettement la partie supérieure de la partie inférieure d’une très petite lettre et vice versa.

Plus la vue est parfaite, plus petite sera la surface vue avec le maximum de précision.





Restez vigilant à ne pas reprendre les mauvaises habitudes

Décrire et faire de son mieux pour voir chaque partie d’une grande lettre ou tous les traits d’une figure amie, avec le maximum d’exactitude simultanément.

en résultera presque aussitôt une sensation d’effort et une vision moins bonne.

On ne peut impunément tenter de réaliser une chose qui est impossible aussi bien physiquement que psychiquement.





C’est là précisément ce que la personne affligée d’une mauvaise vue fait constamment,

quand elle regarde avec une attention anxieuse les objets qui l’entourent.

Quand l’expérience vous aura convaincu de ce fait qu’il ne peut y avoir de bonne vision

que si les yeux et l’attention accomplissent successivement d’innombrables actes de fixation centrale,

jamais plus vous ne serez tenté de regarder fixement,

de faire des efforts pénibles pour chercher à voir.





La bonne vision ne s’obtient pas par des efforts,

elle est donnée à tous ceux qui auront appris à mettre leurs yeux et leur esprit en état de passivité alerte, de relaxation dynamique





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